Cette Ferrari 599 GTB Fiorano impressionne par son design très fidèle. Ainsi, ceux qui ont un œil observateur remarqueront certains détails très réalistes. Par exemple, la calendre est bien faite, et les pièces flexibles situées au dessus et en dessous d’elle fluidifient l’avant. Les passages de roues avant et arrière son aussi bien arrondis. Le pneu avant passe tout juste lorsque la roue braque. C'est beau ! Les prises d’air avant, latérales (avec des autocollants), celles proches des passages de roues arrière, et les extracteurs d’air sont aussi de la partie. Les fines rainures présentes sur le capot du modèle original sont ici faites avec 2 pièces flexibles. Les jantes et les pots d’échappement en mettent plein à la vue également.
Dans l'habitacle, la couleur beige semblable à du cuir est très appréciable. Les sièges ainsi que la planche de bord sont très joliment reproduits. Sous le capot, on a le célèbre V12. Et comme sur la vraie 599 GTB, il est très en arrière. Au dessus de ce dernier, des poutres accueillent des stickers pour vraiment marquer l'identité du modèle : ce moteur c'est Ferrari, et pas autre chose. Ces poutres, ainsi que les pans de carrosserie du capot masquent complètement les pistons lorsque la voiture avance. Dommage. Malgré tous ces signes distinctif de la 599 GTB, sans les autocollants, il est difficile de reconnaître le modèle, surtout si on n’est pas un fan de l’écurie italienne. En effet, la ligne sort beaucoup moins de l’ordinaire qu’une Enzo Ferrari, par exemple.
Au niveau des fonctionnalités, on reste un peu sur notre faim. On ne s’attarde guère sur les fonctions banales telles que l’ouverture des portes (qui possèdent des bras amovibles pour solidifier la charnière lorsque la porte est ouverte), du capot et du coffre. Cependant, elles crédibilisent le modèle. Les fonctions mécaniques sont au nombre de 2. Il y a une direction par crémaillère sur les roues avant. Elle s’actionne par une molette située derrière l’habitacle (le volant du tableau de bord est totalement fictif). Après un renvoi d'angle fait d'un 12t simple bevel et d'un 20t, le mouvement est transmis jusqu'à l'avant. Alors un 8t peut agir sur la crémaillère. En outre, le moteur factice est entraîné par l’essieu arrière. Le différentiel crée le mouvement de rotation, le transmet à 2 engrenages 12t. Ce mouvement va passer par l’axe servant à la direction, et ce grâce à une roue folle (et 2 engrenages 16t, accessoirement) pour terminer sa course sur le vilebrequin. Trouvant que tout cela était un peu "light", j’ai rajouté une nouvelle fonction mécanique : un frein à main. Il fonctionne parfaitement et en toutes circonstances lorsqu’on le tire. Vous trouverez ici des explications complètes du mécanisme, ainsi que l’inventaire des pièces pour le réaliser.
Certains s’étonneront peut-être de l’absence de suspension. Mais cela s’explique. Il n’y en a pas pour la simple et bonne raison que l’ajout de suspensions nécessite une structure particulière. Dans le cas de la 599 GTB, les roues ne pourraient braquer sans toucher le passage de roue lorsque la suspension serait comprimée (rappelez-vous, les roues passent de justesse). Alors, la structure, et même plus généralement la ligne de la voiture devraient être modifiées. Or, c’est impossible, cette voiture doit ressembler à une 599 GTB. Le cas échéant, on se retrouverait avec une voiture aux proportions étranges (ce qui ne signifie pas forcément laides), telles celles de la #8448 : le capot petit, l’habitacle énorme, et l’arrière un peu trop volumineux. Quant à une boîte à vitesses sur la 599 GTB, n’en parlons pas, elle bouleverserait totalement le design, étant donné la place qu’elle nécessite. Et voilà d’ailleurs encore une raison qui explique le design peu commun de la #8448.
Cette boîte offre de très nombreuses pièces flexibles (26 !) et plusieurs éléments de carrosserie (14). D’ailleurs, il ne faut pas se leurrer, c’est en partie la raison pour laquelle le design est bon. Les quelques pièces beiges, cette pièce en 4 exemplaires, certains connecteurs, les 2 driving ring extension et 2 CV joints peuvent être utiles pour certains MOCs. Les jantes sont aussi un bon point, même si les perfectionnistes et amateurs de belles mécaniques auront du mal à les utiliser sur un modèle autre que Ferrari. En effet, les fans de Ferrari reconnaîtront au premier coup d’œil que ce sont celles de la 599 GTB. Sinon, au niveau des engrenages ce n’est pas la joie puisque l’on en compte tout juste une quinzaine.
L’inventaire des pièces est disponible ici.
Finalement, ce set est globalement réussi. On ne s’offusque pas tellement du peu de fonctions mécaniques tant le design est bon. Les plus courageux rajouteront peut-être le frein à main grâce au lien que j’ai indiqué ci-dessus. Mais de toute façon, il ne faut pas s’y tromper, cette Ferrari 599 GTB est avant tout un modèle de collection.