Quoique simpliste et épuré, le design de ce chariot élévateur est excellent. La cabine est spacieuse et le siège bien fait, notamment grâce aux petites pièces bleues. Le tableaux de bord est sobre : un volant et une pièce sérigraphiée. Quelques manettes en plus auraient été bienvenues, puisqu’il y en a sur un vrai chariot élévateur. Le plancher est fait avec une plaque grise de 8x4, pas de problème.
Les éléments de carrosserie n’ont pas été utilisés de façon abusive. Il y en a juste 2 à l’arrière. Pour mieux maintenir la carroserie à l’arrière, j’ai rajouté 2 connecteurs et un axe de 6. Les roues sont pourvues d’enjoliveurs rouges, ce qui atténue la triste couleur grise. A l’arrière, il y a 2 feux et une manivelle. Celle-ci est un peu proéminente (là, je chipote).
Le mât et la fourche sont magnifiques, c’est du grand art. Les engrenages au sommet sont peut-être un peu trop visibles, mais je ne vois pas trop comment faire autrement. Néanmoins, lorsque l’on actionne le mécanisme, c’est vraiment plaisant de voir tout ce petit monde entrer en action. En fait, le vrai soucis concerne la visibilité du carriste : lorsque le mât est entièrement replié, l’espace qui permet de voir devant soi n’est que de 3 tenons. Aussi, les biellettes rouges sur le toit ne sont pas du plus bel effet...
En outre, on remarque qu’une palette est fournie, une bonne initiative de la part de Lego. Mais si vous avez déjà vu des chariots élévateurs de prêt, la façon dont notre chariot enfourche la palette est bien peu commune. En fait, il la prend par la longueur, et non par la largeur, comme dans la réalité. Cela est dûe à l’espacement des fourches trop important par rapport à l’échelle du modèle.
Il y a 3 fonctions. La première est la direction. Celle-ci faisant effet sur l’essieu arrière permet une très bonne maniabilité de la fourche à l’avant. En tournant le gyrophare, on actionne un 20t simple bevel qui transmet la rotation a un 12t (simple bevel également). Enfin, un 8t peut faire glisser la crémaillère.
La seconde fonction concerne la fourche et le mât. Voici un mécanisme comme on les aime. En tournant la manivelle située à l’arrière du véhicule, on met plusieurs engrenages en mouvement : un 20t à un 12t, et 2 engrenages 16t. Ensuite, c'est un rarissime axe de 16 blanc qui prend le relais pour actionner le 12t simple bevel situé à l'avant. Ce dernier agit sur un 20t (sur l’axe de rotation du mât ; rotation provenant de son inclinaison) puis un 12t (simple bevel) pour faire remonter un axe muni de 2 cardans. Cette axe va faire tourner une vis sans fin qui s'engrène avec une couronne de 24 dents. Finalement, l'axe de la couronne fait tourner de parts et d'autres des 16t qui peuvent faire coulisser la crémaillère, et donc sortir la partie télescopique du mât. Sympathique, non ? ;-)
Et ce n’est pas fini, il faut encore lever la fourche ! Pour cela 2 câbles suffisent. Il sont fixés sur le haut de la fourche et le bas du mât, et passent par le sommet de celui-ci. En fait, lorsque le mât se déploie, la distance entre le bas du mât et son sommet augmente. L’augmentation de la longeur du câble côté cabine suppose donc un diminution de sa longueur côté fourche. Cette dernière va donc s’élever au fur et à mesure que l’on sort la partie télescopique. Le seul petit défaut de ce mécanisme est le nombre de tours à effectuer avec la manivelle. Pour passer d’une position repliée, à une position déployée au maximum, il faut 42 tours de manivelle ! J’ai essayé de multiplier le rapport entre les engrenages afin de diminuer ce nombre de rotations, mais la manette devenait difficile à tourner, et le châssis souffrait pas mal. J’ai donc rapidement réadopté la configuration d’origine.
Je ferai aussi un autre petit reproche à ce mécanisme (et oui, tout n’est pas parfait). Tout d’abord, la fourche ne peut se manier sans sortir la partie télescopique. Par ailleurs, dans la réalité, la partie télescopique ne sort que lorsque la fourche est arrivée au sommet du mât. Ce n’est pas le cas sur notre modèle. Le fait que tout soit lié n’est donc pas forcément très réaliste.
La 3ème fonction est d’une simplicité déconcertante et pourtant terriblement efficace. Avec les 2 pièces rouges habituellement utilisées dans les triangles de suspensions des formules 1, on fait pivoter le mât. Ainsi, on peut charger ou décharger une palette de la fourche. On ne rencontre aucun problème, quelle que soit la charge.
Le contenu est correct. On retiendra les pièces beiges de la palette, les 2 câbles avec des attaches aux extrémités, les enjoliveurs, les quelques pièces bleues, les 2 éléments de carrosserie, les pièces de triangles de suspensions, les nombreux engrenages (dont 11 crémaillères et 20t simple bevel assez rare), et un axe de 16 très peu répandu.
L’inventaire des pièces est disponible ici.
Ce set n’est certes pas imposant, mais il est superbe ! Le mécanisme du mât et de la fourche est un vrai petit bijoux ! Quant à la maniabilité, elle est irréprochable : on peut vraiment charger un palette et la décharger exactement à l’endroit souhaité, même si c’est en hauteur. Avec ce chariot élévateur, pas besoin du CACES (Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité) pour faire des manœuvres, même les plus ardues !
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