On reconnaît facilement le véhicule d’origine tant son identité est forte. On retrouve bien les lignes de la véritable Ferrari. Le nez (inspiré de la formule 1), les prises d’air avant et les portes sont très bien modélisés, rien à redire. Les phares sont discrets. Par contre, même si cela n’est pas flagrant, on peut faire un gros reproche au capot. En effet, le capot triangulaire est vide en son centre, et seuls les côtés sont reproduits en utilisant des pans de carrosserie (1 et 2, côté gauche). En réalité, ce serait plutôt le contraire. Mais je le répète, ce n’est absolument pas choquant.
La forme arrondie de la vitre des portières est très bien rendue, grâce à un flex noir. Le toit est propre. Il utilise avec succès une technique de construction bien peu courante (que l’on retrouve aussi à l’arrière et vers les ailes à l’avant) qui consiste à mettre des poutres studless les unes à côté des autres de façon à obtenir une surface plane (sur le #8289, cette technique a été reprise, mais le résultat obtenu est bien moins bon que sur la Enzo). Autre bon point : la manette de direction et les leviers permettant l’ouverture des portes sont quasiment invisibles.
Derrière, on a le capot. Même fermé, il laisse bien entrevoir le V12. En revanche, sur les côtés, les gros trous dans les pans de carrosserie (2 pièces en fait) ne sont pas très jolis... Heureusement, les 2 tubes crénelés habillent un peu le tout et reproduisent bien la forme légèrement arrondie de l’original à cet endroit. L’arrière est très détaillé. On a des feux (faits avec cette pièce rouge translucide, et 2 plates rondes pour les clignotants et les feux de recul), des grands radiateurs (utilisation détournée de barrières, j’adore !), 4 pots d’échappement chromés et des extracteurs d’air.
Les jantes argentées à 5 branches, avec une petite pièce jaune au centre, sont du plus bel effet. Ces jantes vont par dessus les jantes habituelles (comme un enjoliveur en fait). Par contre, les passages de roues sont très approximatifs (surtout ceux de l’avant)... Les rétroviseurs sont simples, mais réussis. L’habitacle est tout petit, les sièges rentrent tout juste. Tout comme les jantes, le volant est pourvu d’une pièce ronde jaune pour reproduire le logo Ferrari. Finalement, il est impossible de ne pas reconnaître le bolide !
Il y a 3 fonctions. Deux d’entre elles sont mécaniques et extrèmement simples. Au contraire, le mécanisme d’ouverture des portes est complexe. J’explique son fonctionnement ici. La direction s’actionne par l’axle joiner oblique qui dépasse au dessus du moteur. Cet axe, articulé avec un cardan dans l’habitacle, est en prise directe sur la crémaillère de direction, grâce à un engrenage 8t. La direction est un peu dure à cause des frottements engendrés par les rotules présentes au niveau des triangles de suspension. Mais le plus regrettable, c’est que le volant de l’habitacle soit fictif. Il semble pourtant que le relier au système de direction n’était pas insurmontable. Tant pis...
Le moteur est actionné par l’essieu arrière. La transmission au vilebrequin est ultra-simple ! On a le différentiel côté 24t, un 12t puis un 12t simple bevel pour faire un renvoi d'angle. Il y a donc une multiplication de 1:2 (un tour en entrée en donne 2 en sortie). Le capot se lève manuellement. Il n’y a pas de point de rebroussement : les frottements maintiennent le capot en position haute sans problème. C’est sûr, côté mécanique, c’est léger. Et il est impensable de rajouter une boîte à vitesses : il n’y a pas la moindre place ! Rappelons que le set fait 11cm de haut. Or, une boîte à vitesses (ou même des suspensions) nécessite un châssis plus gros. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil aux sets #8448 et #8466.
Dans cette boîte vous trouverez de nombreux éléments de carrosserie, de jolies jantes, 2 ressorts progressifs, quelques tubes flexibles, des axes rouges, 12 triangles de suspensions (10 noirs et 2 rouges ; regardez bien, ce ne sont pas tout à fait les mêmes !), cette pièce en 4 exemplaires, et pas mal de poutres noires. Mais il y a bien peu d'engrenages...
L’inventaire des pièces est disponible ici.
Ce set rend vraiment bien, on retrouve les lignes très agressives et bien tendues de l’original. Les mécanismes ne sont pas très complexes, mais on apprécie le mécanisme d’ouverture des portes. Finalement, à côté des autres bêtes de courses estampillées du cheval cabré, la photo de famille me plaît beaucoup. Le mythe Ferrari…