Cette formule 1 regorge de détails. Une des premières choses que l’on remarque ce sont les autocollants. Leur nombre est impressionnant et la plupart des sponsors de la Scuderia Ferrari sont là. Ils permettent d’ailleurs à d’identifier la voiture à une Ferrari, et non à une simple formule 1 rouge. Cependant, on aurait vraiment apprécié des pièces sérigraphiées, quitte à ce que le modèle soit vendu quelques euros de plus. En effet, les stickers vieillissent très mal de façon générale, et ce surtout si le modèle est démonté puis remonté.
Par rapport à la Silver Champion #8458, un gros effort a été fait au niveau de la modélisation des différents éléments aérodynamiques. L’utilisation de pans de carrosserie pleins (qui n’existaient pas à l’époque où la #8458 a été commercialisée) permet d’avoir un design plus moderne et plus propre. Ainsi, l’aileron avant est beaucoup plus fouillé, mais pas fouilli pour autant. Le nez utilise des poutres les unes à côté des autres pour reproduire le carénage. Cette technique reste peu utilisée sur le modèle, ce qui ne rend pas le design lourd (contrairement au #8289...). Ensuite, de longs flexs dessinent les contours de la carrosserie jusqu’au cockpit. Ce dernier semble un peu vide, surtout à cause des parties latérales complètement creuses... Passons. Pour modéliser le volant, les designers Lego ont été astucieux : ils ont juste mis ce connecteur. Le résultat s’avère convaincant. Le siège est fait de la même façon que celui de la Silver Champion, c’est-à-dire avec 2 poutres coudées. En outre, les rétroviseurs utilisent cette petite pièce bien profilée, rien à redire.
De part et d’autre du cockpit, il y a les pontons. Ils sont petits (par rapport à la #8458), conformément aux nouvelles évolutions aérodynamiques d’une formule 1 réelle. Les radiateurs sont reproduits avec des crémaillères noires. A l’entrée des pontons on a évidemment les déflecteurs. Ceux-ci sont faits avec les mêmes éléments de carrosserie que sur le set #8386. Mais leur taille est beaucoup plus adaptée à cette F1 1:10. Encore un bon point donc.
Sur la carrosserie centrale on remarque aussi de nombreuses améliorations. Par exemple, on retrouve bien la forme rentrante des pontons, caractéristiques des F1 aujourd’hui. Et en dessous, avec la présence de plusieurs poutres noires, le fond plat de la voiture est là. Quel réalisme ! Et ce n’est pas fini ! Juste au dessus on a l’aileron (proche des roues) qui a pour but de dévier au maximum les flux d’air latéraux sur l’aileron central (pour augmenter l’appui, donc l’adhérence, ainsi que pour limiter les pertubations au niveau des roues). Et on continue ! Sur la partie supérieure, 2 petits pans de carrosserie représentent les sorties d’échappement. Celle-ci sont d’autant plus crédibles que, dessous, les tubulures de raccordement donnent exactement sous ces sorties. Néanmoins, ces tubulures sont un peu brouillonnes je trouve. Les bloc moteur est aussi bien habillé avec quelques briques. Enfin, le détail ultime : la caméra sur la prise d’air centrale. Impressionnant !
L’aileron arrière est encore une fois mieux fait que sur la Silver Champion #8458 car il est moins haut et plus long. Les 2 éléments de carrosserie à l’envers permettent d’avoir une jolie forme arrondie. Le trou béant au milieu de l’aileron est certes inexistant sur une vraie F1, mais qu’importe... De toute façon, ce n’est pas choquant. Les faces latérales sont faites avec des pièces studfull (quoique presque dépourvues de studs ! ;-)), et derrière on retrouve le feux rouge. Par ailleurs, on voit un autre petit déflecteur devant cet aileron. Et pour être honnête, je ne connais pas son rôle... Enfin bref, tout ça pour dire que cette Ferrari est bluffante de réalisme !
Les fonctionnalités sont à peu près calquées sur celles de la Silver Champion, mais elles sont mieux réalisées. On retrouve un moteur V10 (sachez qu’actuellement, toutes les F1 ont des V8) actionné par l’essieu arrière (logique ! ;-)). Le côté à 16 dents du différentiel agit sur un 16t. Ensuite, on passe à 2 reprises d’un 20t à un 12t. Ainsi, lorsque les roues arrière font un tour, le moteur en fait 2,77. Le moteur tourne donc vite.
La direction est beaucoup plus souple que celle de la #8458. Sur l’axe oblique du volant, il y a un 12t qui entraîne d’une façon peu commune (due à l’angle de l’axe du volant) un engrenage identique qui va agir sur la crémaillère, grâce à un 8t. Cette direction a une petite limite : en bout de course, si on tourne trop le volant, les 12t sautent presque automatiquement. En effet, les 12t ne sont à la base pas tellement faits pour interagir de la sorte. Il faut alors refaire craquer la direction dans l’autre sens pour que le volant soit à nouveau synchronisé avec les roues (par exemple, quand les roues sont droites, le volant doit aussi l’être).
Les suspensions sont très réalistes. Positionnées horizontalement, elles absorbent les chocs verticaux. Encore une fois, les suspensions de la Ferrari sont meilleures que celles de son aînée, surtout sur l’essieu avant (elles sont plus fermes). Par ailleurs, j’ai tweaké les suspensions pour des raisons de solidité (tout ce qu’il faut savoir est ici). Pour finir, parlons un peu des pseudos fonctions, à savoir le béquet et la carrosserie centrale. Ceux-ci peuvent se détacher. Le béquet est maitenu avec quelques pins qui restent toujours sur le châssis lorsqu’on le retire. La carrosserie centrale est bien fixée, et par conséquent un peu laborieuse à retirer. Ce type d’ouverture a quand même le mérite d’être réaliste (contrairement au capot de la Silver Champion).
Le contenu est moyen : 32 pièces de carrosserie (dont 2 blancs), des suspensions, des triangles de suspensions, des pièces flexibles, et 2 axes de 16 blancs (très peu courants). Par contre, on se serait bien passé des autocollants pour avoir des pièces sérigraphiées (qui ont une excellente longévité).
L’inventaire des pièces est disponible ici.
Ce bolide se veut ultra réaliste. Il surpasse la Silver Champion en tous points : la mécanique est mieux rôdée (direction plus efficace, suspensions plus rigides) et le réalisme accru (éléments aérodynamiques bien mieux faits, béquet et carrosserie centrale détachables…). Ce modèle est destiné aux AFOLs qui veulent une pièce de collection, ou tout simplement aux fans de la Scuderia.