Excavatrice JCB JS 130 #FSB002

Image du #FSB002
Référence :
FSB002
Nom du modèle :
Excavatrice JCB JS 130
Nombre de pièces :
1487
Année :
2005
Dimensions :
45 x 17 x 19
Prix :
500 €
Modifications personnelles :
Oui
Niveau de difficulté :
Difficulté Difficulté Difficulté Difficulté Difficulté 
Note du modèle principal :
Note Note Note Note Note 
Note du modèle secondaire :
-

Cette excavatrice FSB002 est un peu dans la lignée du tractopelle #8455 : les lignes ne sont pas très fines, mais le design est plaisant malgré tout. Le fait que ce soit un engin de chantier y est sans doute pour beaucoup. En effet, c’est domaine de prédilection de la quasi totalité des fans de Lego Technic ! ;-)

Le châssis est propre : tout de gris vêtu et assez compact, il laisse bien entrevoir la mécanique pour notre plus grand plaisir. Le moteur électrique présent à l’arrière passe inaperçu. Les 2 stabilisateurs et la lame sont sobres, rien à dire de spécial. Le fait que l’excavatrice soit montée sur pneus et non sur chenilles ne plaira pas à tout le monde, c’est évident. Mais personnellement, ça ne me choque pas. Je trouve même que ça sort un peu de l’ordinaire. La tourelle est relativement peu détaillée... Il y a 2 capots : un pour le moteur factice et un autre pour accéder au boîtier électrique. Par ailleurs, le fait d’avoir mis ce boîtier électrique jaune (et non gris comme indiqué dans la notice, merci à la grue mobile #8421 !) est une très bonne chose : ça parfait la carrosserie. Au niveau de la cabine, c’est un peu le même constat : les détails manquent. Il n’y a pas de commande ni de tableau de bord. Cependant, sa forme est bonne, en grande partie grâce à l’utilisation de flexs crénelés. Le siège est très joli : l’assise est faite avec des axle joiners, le dossier est un peu plus étroit sur sa partie basse, et l’appui-tête est réglable. Sa couleur bleue apporte un peu de vie à l’ensemble. Par contre, le dossier est prompt à basculer lorsque l’on chahute un peu trop le modèle... :-(

Le bras est superbe ! Les nombreux vérins sont un vrai régal pour les yeux. Mais certains déploreront vraiment qu’ils soient à chaque fois utilisés par paire. En effet, sur chaque paire des "tiges" sortent de chaque côté, ce qui n’est pas forcément très réaliste. Notez que les vérins sont fixés 2 à 2 par leur embout grâce à cette petite poutre. Je ne sais pas si c’est très correct... Les tuyaux sont multiples. Ils peuvent parfois sembler un peu longs. Mais cette longueur est nécessaire lorsque l’on veut sortir les vérins entièrement. Néanmoins, pour qu’ils soient un peu plus discrets, le concepteur du modèle a eu la bonne idée de recourir à ces flexs (en 6 exemplaires). A la base du bras, on retrouve 2 éléments de carosserie jaunes (1 et 2). Leur utilisation est très proche de celle sur le tractopelle #8455. A l’extrémité du bras, le godet est de taille moyenne. En outre, le bras n’est pas exactement centré par rapport au châssis.

A l’arrière de l’excavatrice, il y a fort logiquement notre arsenal de tuyaux (5) et de câbles électriques (4). Il y a aussi un autre câble qui sort du châssis (moteur des stabilisateurs et de la lame). Tout cela est indispensable pour avoir un engin totalement filoguidé. Le design en pâtit un peu, mais ça reste acceptable. Quant au controller, il est essentiellement construit avec des pièces studfull. Pour une manette faite en Lego, il faut admettre que son ergonomie est assez bonne. Globalement, elle est bien pensée. Par contre, elle est clairement axée sur les fonctionnalités et n’a pas pour vocation à être jolie (quoique... tous ces compresseurs, poles reverser et séleteurs pneumatiques dans tous les sens ont un certain charme, non ? ;-)).

De façon générale, je trouve que le design de cette excavatrice est très réussi. La principale raison est que la construction est homogène ; elle "respire". On n’a pas un endroit où plein de pièces sont agglutinées et un autre où il y a un grand vide. On retrouve une certaine harmonie, à l'instar des modèles Lego officiels. C’est vraiment du grand art !

Autant le dire tout se suite : au niveau des mécanismes, cette FSB002 déménage sec ! Les mécanismes sont particulièrement complexes (qui s’en plaindra ? ;-)). Tout commence à partir du boîtier à pile situé à l’arrière de la tourelle. Un câble part de ce dernier pour alimenter le controller. Grâce à des plates blanches avec contacts (1 et 2) et des câbles électriques, le courant alimente l’ensemble des organes électriques. Ainsi, il y a 5 poles reverser et 2 moteurs électriques (sur le controller ; je fais pour l’instant abstraction des moteurs fixés sur l’excavatrice elle-même). Les 4 poles reverser situés sur la partie "supérieure" du controller servent à commander les fonctions électriques de l’excavatrice. Lorsque l’on a le controller dans les mains (moteurs électriques vers soi), le pole reverser en haut à gauche sert à manier la tourelle, celui en bas à droite sert pour la direction, celui sur sa gauche gère les stabilisateurs, et le dernier commande la propulsion.

Le cinquième et dernier pole reverser est présent dans le mécanisme de la valve anti-surpression. En fait, cette valve a pour but d’empêcher les raccords pneumatiques d’exploser (c’est particulièrement embêtant quand le raccord qui a sauté est à un endroit inaccessible), et de ne pas trop forcer sur les joints des éléments pneumatiques. Lorsque la pression du circuit pneumatique devient trop forte (du moins assez forte pour vaincre la force exercée par les 2 élastiques bleus), le mini-vérin vient à se déployer. En bout de course, ce dernier va basculer le pole reverser dans un position intermédiaire, ce qui va couper l’alimentation des 2 moteurs électriques qui entraînent les compresseurs (il y a 2 moteurs de façon à fournir un couple élevé). Ainsi, la totalité du circuit pneumatique n’est plus alimentée en air et la surpression est évitée. Par contre, le reste des fonctions électriques (direction, stabilisateurs, etc...) peut continuer à fonctionner malgré tout. Par la suite, si la pression vient à diminuer (on sait que lorsque l’on attend un certain laps de temps, cela peut arriver), la force exercée par les élastiques bleus va reprendre le dessus, le mini-vérin va se replier et les compresseurs vont être remis en action par les moteurs de façon à combler la baisse de pression initiale (puis la pression réaugmentera, etc...). Bien sûr, tout cela est automatique.

Les compresseurs bleus alimentent en air comprimé les 3 sélecteurs pneumatiques et le mini-vérin (tuyaux gris clair). Les compresseurs sont disposés de telle façon que la pression délivrée soit la plus constante possible lorsqu’ils sont entraînés. En effet, ils ont presque toujours un déploiement différent les uns par rapport aux autres. Il y a cependant 4 positions ou les déploiements sont 2 à 2 identiques : lorsque le vilebrequin est horizontal ou vertical (oui, ça fait 4 positions ;-)). Quand on a le controller dans les mains, le sélecteur situé en haut à droite commande le godet, celui de gauche commande l’articulation principale (4 vérins), et le dernier actionne l’articulation centrale. La fixation des sélecteurs est très bien pensée. En fait, les 2 manettes principales sont de véritables joysticks ! Les 2 sélecteurs centraux sont fixés sur une partie mobile. Et cette partie mobile est ensuite raccordée à un pole reverser (à gauche) ou à un autre sélecteur (à droite). Par conséquent, chacune des 2 manettes contrôle 2 fonctions : une sur l’axe haut/bas, et une sur l’axe gauche/droite.

Comme nous l’avons vu, le bras a 3 fonctions. L’orientation du godet et de l’articulation centrale ne nécessitent guère d’explications sur leur fonctionnement... On peut par contre émettre une toute petite critique sur le godet : en bout de course, il pivote un peu rapidement lorsqu’on le replie (cela est dû aux biellettes utilisées). L’articulation principale requiert un peu plus d’attention. Le levage ne pose aucun problème. Par contre, la descente du bras se fait par gravité puisque les 4 embouts dédiés à cette fonction sont vacants. J’ai fait des tests en raccordant ces embouts au circuit pneumatique. Résultat : la pression fournie et la gravité engendrent une descente beaucoup trop rapide et brutale. Je suis donc rapidement revenu à la configuration d’origine. Mais cela limite un peu les possibilités de terrassement : le godet ne peut pas réellement se planter dans le sol ; il ne peut pas vraiment appuyer dessus pour le creuser. Par ailleurs, il est impossible de soulever une partie de l’excavatrice en s’appuyant sur le sol. De toute façon, si cela avait été possible, ça tordrait beaucoup trop les stabilisateurs (si ceux-ci sont déployés, forcément). Enfin on parvient quand même à faire des manœuvres sympas ! ;-) Au maximum, le bras peut descendre à 15 cm en dessous du niveau du sol.

Intéressons nous maitenant à la mécanique. Chaque mécanisme est contrôlé par un pole reverser et actionné par un moteur électrique (les poles reverser permettent de changer le sens de rotation des moteurs, tous les mécanismes sont indépendants). Le mécanisme des stabilisateurs et de la lame est très intéressant. Le moteur entraîne un élastique rouge accroché à cette roue grise et ce connecteur. Ce dispositif remplace le clutch. Une vis sans fin et un 8t sont présents dans le mécanisme afin de procurer une irréversilité bien meilleure que celle obtenue par la simple résistance d’un moteur à l’arrêt (et elle réduit bien la rotation du moteur par ailleurs). Là, un 8t et un 24t permettent de se recentrer sur le châssis. Ensuite, on trouve un différentiel. Il n’est pas utilisé comme l’accoutumée. Ici, il ne sert pas à "fusionner" 2 mouvements en un, mais à diviser un mouvement en 2. Il est mis en action par un axe entrant du côté 24t. Il en ressort 2 rotations : une par un axe sortant côté 16t, et une à l’extérieur au niveau des 24 dents du différentiel. La première des rotations citées abaisse la lame. Pour cela, 2 engrenages 16t, une roue folle (pour ne pas interagir avec la direction) et une couronne sont de la partie. La seconde rotation (par la cage du différentiel) entraîne un engrenage 8t. Un axe file alors droit vers l’arrière. Puis, c’est une succession d’engrenages 12t et 20t (respectivement au nombre de 6 et 2) qui assure le mouvement des 2 stabilisateurs. Chiadé, n’est-ce pas ? Le gros avantage de ce système est que si la lame reste bloquée à "mi-chemin" (à cause d’une surface très accidentée par exemple), les stabilisateurs peuvent malgré tout sortir totalement. Il faut également noter que la lame descend avant les stabilisateurs. Cela permet de l'utiliser seule pour pousser des éventuels graviers, à la manière d'un bulldozer. En fait, on pourrait presque dire que la lame et les stabilisateurs sont indépendants (dans l’absolu, ce n’est pas le cas).

La direction se fait sur l’essieu avant et est mise en action par le moteur électrique situé au centre de la tourelle. Afin que la direction soit un minimum contrôlable, la rotation du moteur est bien réduite (16t/clutch 24t, 8t/24t et 2 fois 12t simple bevel/20t). Au final, on a une réduction de 12,5:1. Le moteur étant dans la tourelle et les roues directrices sur le châssis, vous vous doutez bien qu’il y a un axe qui passe au centre de la turntable. Sinon, la conception de la direction à proprement parler est très proche de celle du set #8435 : on a un 8t qui agit sur cette petite crémaillère à rotule, à laquelle sont reliés les arbres de direction.

Le mécanisme de propulsion va nous faire visiter l’excavatrice en long, en large, et en travers (servez vous bien des photos pour saisir le fonctionnement) ! Le moteur servant à la propulsion est celui derrière la cabine. Après 2 engrenages qui permettent déjà une modeste réduction (8t/16t), il y a un renvoi sous le siège avec 2 engrenages 12t. La rotation est ainsi redirigée sous l’articulation principale du bras. Là, ça se corse... Et malheureusement, cet endroit étant peu accessible, ma photo risque de mal vous faire percevoir le groupement d’engrenages. La solution de rechange consiste à se servir de la notice, et notamment de cette page puis celle-ci. En fait, le mouvement se "sépare" afin d’entraîner le moteur L3 et l’essieu arrière. Pour la première des 2 fonctions, la rotation est réorientée du côté opposé à la cabine. Grâce à 5 engrenages, l’axe transmettant force est successivement rabaissé (12t/20t/12t) et remonté (2 16t) afin de contourner par le bas le moteur contrôlant la rotation de la tourelle. Ca y est, notre L3 peut tourner (ratio de 2:1) !

La seconde fonction redouble d’ingéniosité. La rotation devant être transmise au châssis, il est encore une fois nécessaire de passer par le centre de la turntable. Mais comment faire puisque l’axe de la direction occupe déjà cette place ? En fait, le concepteur du MOC a utilisé ce fabuleux complexe composé de 2 roues folles, d’un driving ring et d’un driving ring extension (je sais, ça fait beaucoup de liens d’un coup :-(). Ce module va donc permettre de passer au centre de la turntable, "tout autour" de l’axe de direction, et sans interférer avec ce dernier. Une fois la rotation parvenue dans le châssis (le plus dur est fait, ouf !), un 16t et plusieurs autres engrenages vont s'engrener jusqu'au différrentiel (renvoi d'angle par 12t simple bevel/20t, puis 2 12t classiques). Je pense que les photos sont très parlantes pour cette partie du mécanisme. Finalement, on a une réduction de 11,1:1.

Le dernier moteur électrique fait tourner la tourelle. Le mécanisme est assez simple. On a d’abord deux 12t pour recentrer un peu la rotation sur la tourelle. Ensuite, une vis sans fin agit sur un 8t (vous ne pourrez pas tourner manuellement la tourelle comme sur la #8460 ! ;-)). L’axe sur lequel est fixé ce 8t ressort sous la tourelle de façon à ce qu’un second 8t entraîne la couronne extérieure de la turntable. Pour que ce procédé fonctionne (rotation d’une tourelle depuis la partie supérieure mobile et non la partie inférieure fixe), il est impératif que la turntable soit retournée (c’est-à-dire avec la partie noire en dessous). En outre, la rotation de la tourelle est quelque peu perturbée lorsque les stabilisateurs sont repliés.

Parlons maitenant de la maniabilité. Globalement, elle est bonne puisque toutes les fonctions sont indépendantes. Mais le nombre de commandes étant assez impressionnant, on a vite fait de s’y perdre et de faire une fausse manœuvre... Il faut aussi mentionner que l’on ne peut pas manier les vérins de l’articulation centrale et du godet en même temps que l’on baisse le bras (articulation principale), puisque tout la pression fournie par les compresseurs s’échappe par les embouts vacants des 4 vérins. Dommage. En fait, pour se faire bien plaisir à la conduire, il faut un peu d’entraînement. Inutile de vous dire que l’on a dû faire plusieurs prises pour la vidéo ! ;-)

Le contenu est tout simplement époustouflant ! Avec les pièces contenues dans ce modèle, vous pourrez pratiquement créer tout ce qui vous passe par la tête tant il y a du potentiel. Mais le gros point négatif est que c’est à vous de réunir toutes ces pièces ! :-( Personnellement, j’ai passé des commandes de pièces aux 4 coins du monde. J’ai aussi reçu l’aide de certaines personnes que je remercie encore. Au final, le coût de revient est colossal, mais je ne le regrette pas. Les pièces qui valent le détour sont nombreuses : 8 vérins, 4 compresseurs, un mini vérin, un boitier électrique, 3 sélecteurs pneumatiques, 5 poles reverser, 3 plates avec contacts, 6 moteurs électriques, 3 cylindres gris foncé, un godet, 12 flexs jaunes et noirs, 2 éléments de carrosserie, beaucoup d’engrenages, plus de 7 mètres de câbles électriques, et pas moins de 7,5 mètres de tuyaux pneumatiques. AFOLlant, non ? ;-)

L’inventaire des pièces est disponible sur cette page et la suivante.

Bien que cette excavatrice ne soit pas un set officiel, elle n’a strictement rien à leur envier. Je pense même que c’est le Lego le plus impressionnant que j’ai eu entre mes mains jusqu’à aujourd’hui, tant au niveau électrique, mécanique, que pneumatique ! D’une conception hors pair, cette excavatrice a absolument tout d’une vraie ! C’est une réelle satisfaction d’avoir pu la construire.

Si vous désirez réaliser cette FSB002, sachez que le montage est plutôt ardu. Vous trouverez sur cette page diverses remarques utiles (erreurs sur la notice, modifications à faire, etc...).

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